Avec ses déclarations lors du diner annuel du CRIF le 13 février dernier, le chef de l’Etat poursuit sa croisade évangéliste et jette au passage le trouble sur la mémoire de la Shoah.
Des propos en droite ligne de ceux prononcés devant Benoît XVI puis à Riyad en Arabie Saoudite dans lesquels Nicolas Sarkozy avait exalté le rôle de la religion dans la vie publique et mis en cause les principes laïques de notre pays.
Un discours provocation pour un président en difficulté pour défendre son bilan économique et social, mais surtout un discours qui s’inscrit dans le concept de « laïcité positive » visant, en réalité, à vider de sa substance la loi de 1905, dite de « séparation des Églises et de l’État ».
Autre discours, à Périgueux le 15 février sur l’école primaire, et là encore le président de la République a réitéré sa proposition trés controversée de parainage des enfants victimes de la Shoah par des élèves de CM2.
Nicolas Sarkozy a également prôné le retour aux « valeurs morales » en attaquant frontalement les pédagogues. Un jeu dangeureux dénoncé par de nombreux acteurs de l’éducation (syndicats, associations, psychologues) et des personnalités morales comme Simone Veil.