Conseil Municipal du 14 décembre 2009-12-14
Intervention de Nathalie NAIL
Délibération n° 10
Je ne veux pas remettre là en cause le dispositif que vous avez mis en place mais dire deux mots quand même sur et je site la délibération « l’Etat n’a toutefois pas été à la hauteur de la demande »…s’agit-il d’un aveu de faiblesse ? non, malheureusement non…cela devient l’usage…
Et oui, Monsieur le Maire, il y a les discours et il y a les actes…
Pour le discours, je rappellerai celui de fin juin, du Ministre Fillon lors de la réunion du Comité interministériel de prévention de la délinquance, Sarkozy ayant concédé un peu plus tôt que ce domaine « a été beaucoup trop négligé ces dernières années ». Il était pourtant Ministre de l’Intérieur…
Et avait fait de la lutte contre la délinquance l’axe principal de son action publique !
Et pour les actes : il y a l’impasse où nous a mené sa politique de sécurité ! L’explosion sans précédent du nombre des crimes et délits les plus graves en atteste chaque jour l’inefficacité.
Bon, mais alors… les villes comme la nôtre, avec un Maire aux petits soins de la politique Sarkozyste…
Qui essaie justement de mettre en place des actes conforment au discours…
Et bien là…rien… non, même pas de rallonge financière…
Vraiment décourageant, à quoi sert d’être bon petit soldat ?
Et puis, puisqu’il est question de prévention de la délinquance et de la récidive, je voudrais faire une digression si vous me le permettez – qui n’est pas tant que ça une digression puisqu’il est question des engagements de l’Etat qui ne sont pas accompagnés des moyens financiers de mise en œuvre…je voudrais donc parler des graves soucis qui vont se poser aux personnels de l’Hôpital Pierre Janet qui ne sont pas en mesure de faire face à la montée en puissance des hospitalisations carcérales dues à l’ouverture prochaine de la nouvelle prison de l’agglomération, et je vous demande en tant que Maire du Havre, Président de la CODAH et du GHH d’intervenir pour des moyens supplémentaires soient affectés pour l’hôpital psychiatrique.